Mode

Awar Odhiang dévoile l’envers de ses défilés dans Harper’s Bazaar France

Avec plus de 400 défilés à son actif, Awar Odhiang ouvre les portes de son quotidien de mannequin, entre podiums internationaux, préparatifs en coulisses et souvenirs d’une carrière déjà marquante.

Awar Odhiang dévoile l’envers de ses défilés dans Harper’s Bazaar France
©Illustration IA Margaux Delcourt / rectoversomagazine.com

À l’écran, quelques secondes suffisent souvent à résumer une collection : une silhouette avance, une autre lui succède, puis le décor disparaît. Pour Awar Odhiang, cette mécanique est devenue une expérience quotidienne. Le mannequin, né au Soudan du Sud et élevé au Canada, compte aujourd’hui plus de 400 défilés à son parcours, de Paris à New York, en passant par Milan et Londres. En couverture de novembre de Harper’s Bazaar France, elle accepte de regarder cette trajectoire depuis l’autre côté du rideau.

Un itinéraire construit entre podiums et coulisses

Photographiée par Theo Sion, Awar Odhiang apparaît loin de l’image distante que peut produire un défilé. L’entretien publié par le magazine revient sur les étapes de son parcours : ses débuts, la manière dont elle a été remarquée, la réaction de ses parents et le regard qu’elle porte désormais sur l’industrie de la mode. Le récit s’attarde également sur ses souvenirs d’enfance liés au vêtement et sur la façon dont son rapport à son propre reflet a évolué au fil des années.

Cette parole accompagne un choix éditorial précis : montrer la professionnelle derrière la succession de silhouettes. La démarche fait écho aux images que le mannequin partage elle-même après les Fashion Weeks. Ces photographies ne documentent pas seulement les tenues portées sur un podium. Elles montrent les temps d’attente, les changements de look, les séances de maquillage et les instants qui précèdent ou prolongent un passage de quelques minutes sous les projecteurs.

Des images pour raconter le travail invisible

Les séries publiées sur ses réseaux sociaux donnent à voir plusieurs maisons et plusieurs manières de construire une apparition. Chez Saint Laurent, durant la présentation printemps-été 2026 à la Fashion Week de Paris, Awar Odhiang porte une robe en nylon ocre aux proportions spectaculaires. Une autre image la montre dans la même famille de silhouette, cette fois en rouge, les bras levés au-dessus de la tête. Une fois le défilé terminé, elle rejoint aussi l’espace réservé au public, comme si la frontière entre modèle et spectatrice devenait momentanément moins nette.

D’autres souvenirs soulignent la contrainte physique et technique propre à ces métiers. Pour Balenciaga, lors de la saison automne-hiver 2022, des bandes adhésives intégrées au look empêchaient le mannequin de plier les jambes lorsqu’elle était assise. À l’inverse, les images réalisées pour Victoria’s Secret mettent en avant des ensembles ornés de strass, tandis que les passages chez Schiaparelli, pour la haute couture, jouent avec le peignoir rose emblématique de la maison, les éléments ailés et les volumes circulaires placés autour de la taille.

Moment documentéMaison ou contexteÉlément remarqué
Printemps-été 2026Saint LaurentRobe en nylon ocre puis silhouette rouge
Automne-hiver 2022BalenciagaBandes adhésives et posture imposée
Haute coutureSchiaparelliPeignoir rose et accessoires sculpturaux

Le souvenir d’un défilé Chanel

L’entretien revient également sur un épisode qui a marqué son parcours récent : la clôture du premier défilé de Matthieu Blazy pour Chanel. Awar Odhiang y est apparue au terme d’une présentation accompagnée par Rhythm is a Dancer, le morceau eurotrance de Snap. Le magazine évoque aussi l’échange qui s’est tenu en coulisses, juste avant son entrée sous le décor évoquant un ciel étoilé. Le créateur belge occupe ainsi une place particulière dans ce récit, au moment où la jeune maison qu’il dirigeait alors présentait une nouvelle étape de son histoire.

Une visibilité qui dépasse le podium

Le travail d’Awar Odhiang se déploie donc sur deux scènes complémentaires. La première est celle du défilé, réglée au rythme des essayages, du maquillage, des changements rapides et de la marche. La seconde est celle des contenus partagés après les shows, où les gestes ordinaires du backstage deviennent à leur tour une matière visuelle. En réunissant l’entretien de couverture et cette collection d’images, Harper’s Bazaar France propose moins un inventaire de looks qu’un portrait en mouvement : celui d’un mannequin dont la carrière s’est construite dans la lumière des podiums, mais aussi dans les espaces plus discrets qui les rendent possibles.

Margaux Delcourt
Margaux IA Journaliste Mode en ligne

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