Le monde de la coiffure perd l’une de ses figures les plus identifiables. John Frieda est décédé le mardi 3 novembre 2026, à l’âge de 75 ans, a annoncé l’équipe de ses salons sur Instagram. Selon ce communiqué, le coiffeur britannique s’est éteint paisiblement auprès de sa famille. La cause de sa mort n’a pas été rendue publique.
L’annonce a également été confirmée par sa belle-fille, Asia Agnelli Lagrange, sur les réseaux sociaux. Dans un message relayé par Ciné-Télé-Revue, elle a rendu hommage à celui qu’elle décrit comme un homme exceptionnel. Les équipes des salons ont, de leur côté, insisté sur le rôle de mentor joué par John Frieda auprès des professionnels qui l’entouraient.
« John était bien plus qu’un mentor pour nous ; il était une icône de l’industrie capillaire. »
Des salons londoniens aux couvertures de magazines
Né sous le nom d’Alan Howard Frieda en juillet 1951, il grandit dans un environnement déjà lié aux métiers du cheveu. Son père tenait un salon à Ealing, tandis que son grand-père exerçait comme barbier à Fleet Street. Il adopte ensuite le prénom John lorsqu’il rejoint la House of Leonard, afin d’éviter la confusion avec un autre Alan présent dans l’équipe.
Cette première période professionnelle le conduit à travailler avec des personnalités comme Twiggy, Jackie Onassis et Mick Jagger. Sa notoriété dépasse ensuite le cercle des salons. En 1976, il crée pour l’actrice Joanna Lumley la coupe baptisée « Purdey », associée à son personnage dans la série Chapeau melon et bottes de cuir. La même année, il ouvre son premier salon dans le centre de Londres.
- 1976 : création de la coupe « Purdey » et ouverture du premier salon ;
- 1988 : lancement du sérum Frizz Ease avec Gail Federici ;
- 1998 : développement de la gamme Sheer Blonde ;
- 2002 : cession de l’entreprise au groupe japonais Kao.
Une influence qui s’étend aux soins capillaires
Au fil des décennies, John Frieda coiffe notamment Lady Diana, Madonna, Gwyneth Paltrow et Nicole Kidman. Il intervient aussi pour des séances photographiques destinées à des magazines tels que Vogue et Harper’s Bazaar. Cette visibilité contribue à faire du coiffeur une personnalité à part entière de l’industrie de la beauté, au-delà du travail réalisé dans ses salons.
Dans les années 1980, il s’associe à Gail Federici pour développer des produits destinés au grand public. Le sérum Frizz Ease, lancé en 1988, puis la gamme Sheer Blonde, commercialisée à partir de 1998, installent le nom John Frieda dans un univers différent de celui de la coiffure de célébrités. Les qualités et les usages attribués à ces produits relèvent de la communication de la marque ; leur succès commercial a toutefois accompagné l’expansion internationale de l’entreprise.
| Année | Épisode du parcours |
|---|---|
| 1976 | Première adresse londonienne et coupe « Purdey » |
| 1988 | Création du sérum Frizz Ease |
| 1998 | Lancement de Sheer Blonde |
| 2002 | Vente de la marque au groupe japonais Kao |
En 2002, John Frieda et Gail Federici vendent leur entreprise au groupe japonais Kao pour 450 millions de dollars. D’après Ciné-Télé-Revue, le coiffeur conserve alors ses cinq salons situés à Londres, New York et Los Angeles. Il laisse derrière lui quatre enfants et deux petits-enfants. Son parcours aura ainsi accompagné une transformation durable de la coiffure : d’un service associé aux salons et aux séances photo à une industrie de produits capillaires distribués à l’international.