Une vitrine du patrimoine marocain sur la scène d’Astana
Lors de la World Designer Fashion Week organisée à Astana, le Maroc a occupé une place particulière grâce à la présentation de la collection « Soul of Morocco ». Conçue spécialement pour l’événement, cette ligne de pièces uniques associe caftans et manteaux confectionnés à la main, en valorisant des savoir‑faire traditionnels et une esthétique inspirée des territoires du Royaume.
La création résulte d’une collaboration entre Fatima El Hajjaji, peintre, et Imane Belmkaddem, designer spécialisée en diplomatie culturelle. Selon le compte rendu de la manifestation, la collection se nourrit d’un parcours géographique et culturel s’étendant « de Tanger à Lagouira » : paysages, architectures et rituels sont traduits en motifs, textures et volumes.
Du tableau au textile : un dialogue interdisciplinaire
Les œuvres picturales d’El Hajjaji servent de point de départ à une interprétation textile portée par Belmkaddem. Les pièces présentées utilisent des tissus traditionnels marocains et intègrent des références diverses du patrimoine :
- la femme du Sahara marocain ;
- le zellige et les kasbahs de l’Atlas ;
- le patrimoine architectural de Rabat et les jardins de la Menara à Marrakech ;
- les ruelles de Chefchaouen, la fantasia et l’héritage gnaoua d’Essaouira.
Chaque caftan est présenté comme une pièce unique, où la peinture rencontre la technique du vêtement traditionnel : broderie, coupe et ornementation contribuent à faire de ces créations des vecteurs de transmission culturelle.
Mode et diplomatie culturelle
La représentation marocaine à Astana a été accompagnée de personnalités diplomatiques et institutionnelles. Le texte de reportage mentionne notamment la présence de Son Excellence Mohammed Rachid Maaninou, ambassadeur du Royaume du Maroc auprès de la République du Kazakhstan, et de Son Excellence Saulekul Sailaukyzy, ancienne ambassadrice du Kazakhstan au Maroc, aux côtés de représentants du ministère de la Culture kazakh et d’acteurs du tourisme et des institutions municipales.
Cette participation illustre la manière dont la mode contemporaine peut servir de passerelle entre pays, en faisant dialoguer tradition et modernité et en ouvrant des pistes pour de nouvelles relations culturelles et touristiques.
Conséquences et portée
Au‑delà du défilé, la démarche signalée à Astana montre une tendance : les créations s’appuient de plus en plus sur des récits territoriaux et des collaborations interdisciplinaires pour renouveler l’intérêt pour l’artisanat. Pour le Maroc, une telle visibilité contribue au rayonnement international des métiers d’art et peut favoriser des initiatives de coopération entre maisons de création, institutions culturelles et filières artisanales.
Sans annonce de commercialisation généralisée ni calendrier supplémentaire précisé, la collection demeure, pour l’instant, une pièce de représentation et un exercice de diplomatie culturelle à l’échelle d’un événement international.