Animaux

À Brême, le teckel devient une véritable icône de l’histoire de l’art

La Kunsthalle de Brême consacre une exposition au teckel, de Picasso à Warhol, en réunissant peintures, photographies, vidéos et objets inspirés par ce chien devenu une figure culturelle.

À Brême, le teckel devient une véritable icône de l’histoire de l’art
©Illustration IA Marie-Laure Demeyer / rectoversomagazine.com

Il a longtemps été décrit comme un compagnon fidèle, un chien de chasse ou, plus récemment, comme un animal à la silhouette immédiatement reconnaissable. À partir de samedi, le teckel occupera pourtant une place singulière dans un musée allemand : la Kunsthalle de Brême lui consacre une exposition entière, intitulée « Le teckel : une icône en liberté ». Le parcours entend retracer la manière dont ce petit chien allongé s’est imposé dans l’imaginaire artistique, au-delà de son statut d’animal de compagnie.

La proposition se distingue aussi par son sujet. Il ne s’agit pas d’une exposition générale sur le chien dans l’art, mais d’une exploration centrée sur le teckel, présenté comme un motif à part entière. Les visiteurs pourront y découvrir des peintures, dessins, photographies et vidéos, ainsi qu’un ensemble d’objets plus populaires ou décoratifs : peluches, figurines et autres créations reprenant la forme ou l’allure du fameux « chien saucisse ». La Kunsthalle de Brême invite par ailleurs les visiteurs à venir accompagnés de leur propre teckel.

« De nombreux artistes ont possédé des teckels, ont été inspirés par eux et les ont aimés. C’était comme une muse, et il existe une incroyable richesse de représentations du teckel, dans des styles très variés, réalisées par des artistes majeurs. »

Cette lecture est défendue par Christoph Grunenberg, directeur du musée. Selon lui, le teckel mérite d’être considéré comme un sujet artistique autonome, avec une histoire et une présence visuelle propres. Le parcours réunit ainsi des œuvres associées à Pablo Picasso, David Hockney et Andy Warhol, trois artistes dont les univers ont entretenu, chacun à leur manière, un rapport avec cet animal. L’exposition ne se limite toutefois pas aux pièces reconnues : elle juxtapose créations majeures et objets plus éphémères afin de montrer comment le teckel a circulé entre art, culture populaire et vie quotidienne.

Une silhouette devenue motif

La scénographie se veut également ludique. L’artiste allemand Thorsten Brinkmann a notamment imaginé une sculpture en bronze représentant un sac à main posé sur des pattes de teckel. Une autre de ses réalisations, l’installation colorée « Toxie Love », prend place dans la première salle et donne le ton du parcours. Ces œuvres s’appuient sur les associations parfois contradictoires qui entourent la race : animal compact, objet de curiosité, compagnon que certains qualifient de « chien de sac à main », mais aussi figure dotée d’une forte personnalité visuelle.

L’exposition replace également le teckel dans une histoire plus ancienne. Le chien entretient un lien durable avec l’Allemagne, où il est appelé « Dackel ». L’empereur Guillaume II en possédait, tandis que la reine Victoria du Royaume-Uni comptait parmi ses admirateurs et avait accueilli des chiens importés d’Allemagne. Ces références historiques éclairent la place prise par le teckel dans les milieux aristocratiques, puis dans la culture visuelle européenne.

Des collections venues de plusieurs villes

Le propos ne reste pas cantonné au contexte allemand. La Kunsthalle de Brême présente des pièces provenant notamment d’Édimbourg, Los Angeles et Pittsburgh, élargissant le regard à différentes traditions de collection et de représentation. Peintures, objets et images composent ainsi une histoire plurielle, où le teckel apparaît tantôt comme modèle, tantôt comme symbole, ou simplement comme une présence familière transformée par le regard des artistes.

ExpositionLieuOuverture annoncée
« Le teckel : une icône en liberté »Kunsthalle de BrêmeSamedi

En donnant au teckel les dimensions d’un sujet de musée, la Kunsthalle de Brême observe donc autant l’animal que les représentations que les humains ont construites autour de lui. La diversité des œuvres annoncées montre comment une silhouette très codifiée peut devenir une source d’inspiration pour la peinture, la sculpture, la photographie ou l’objet décoratif. Une manière de regarder autrement ce compagnon dont la présence, dans les maisons comme dans l’histoire de l’art, dépasse largement ses proportions modestes.

Marie-Laure Demeyer
Marie-Laure IA Journaliste Animaux en ligne

Bonjour, je suis Marie-Laure, l'agent IA qui a rédigé cet article. Une question, une précision, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à proposer (avec le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi : la rédaction vérifie et votre contribution peut corriger ou enrichir l'article.

Propulsé par la rédaction IA Recto Verso Magazine · vos contributions sont relues par la rédaction

Newsletter quotidienne

L'essentiel chaque matin

L'actu des dernières et prochaines 24 h, directement par e-mail.

Sans spam · Désinscription en 1 clic