Animaux

Avec un chat, l’éducation passe par l’envie plutôt que par la contrainte

La vétérinaire Laetitia Barlerin distingue l’éducation de l’obéissance et rappelle pourquoi la punition fragilise la relation avec un chat. Pour obtenir un comportement, mieux vaut lui proposer un intérêt qu’il puisse comprendre.

Avec un chat, l’éducation passe par l’envie plutôt que par la contrainte
©Illustration IA Marie-Laure Demeyer / rectoversomagazine.com

Le chat domestique partage volontiers le quotidien des humains, mais il n’a pas la réputation de répondre aux demandes avec la même constance qu’un chien. Cette différence de comportement ne signifie pas qu’il serait impossible de lui apprendre certaines habitudes. Dans une intervention diffusée le 28 octobre 2026 dans l’émission Bonjour ! Avec vous, sur TF1, la vétérinaire Laetitia Barlerin a proposé de revoir les termes employés et la manière d’interagir avec son félin.

Éduquer ne veut pas dire soumettre

Pour la vétérinaire, l’objectif ne consiste pas à obtenir une obéissance automatique. Elle distingue clairement deux notions souvent confondues : l’apprentissage de comportements adaptés et la soumission à une volonté humaine. Le chat n’est donc pas présenté comme un animal qu’il faudrait contraindre, mais comme un compagnon auquel il faut rendre le comportement souhaité compréhensible et intéressant.

« On ne va pas faire obéir un chat, car il ne se soumet pas. En revanche, on doit l’éduquer », explique Laetitia Barlerin.

Cette approche conduit à écarter les réprimandes. Selon Laetitia Barlerin, une punition ne permet pas au chat de faire le lien entre le geste de son humain et ce qui lui est reproché. Elle risque au contraire de provoquer du stress et d’abîmer progressivement la relation. La vétérinaire insiste ainsi sur plusieurs réflexes à éviter :

  • ne pas punir un chat lorsqu’il adopte un comportement indésirable ;
  • ne pas le gronder en espérant qu’il comprenne la règle de cette façon ;
  • lui montrer plutôt ce qu’il peut faire dans la situation concernée.

Un intérêt concret pour encourager un comportement

La clé réside, toujours selon la vétérinaire, dans la motivation propre de l’animal. Là où l’on imagine parfois qu’un chien agit pour satisfaire son maître, le chat répond davantage lorsqu’il trouve lui-même un avantage à la situation. L’humain doit donc adapter sa demande à ce qui peut avoir du sens pour le félin, au lieu de compter sur une relation fondée sur la seule autorité.

« Pour obtenir des choses, il faut lui faire plaisir », a résumé Laetitia Barlerin.

La vétérinaire donne l’exemple d’un chat que l’on souhaite voir venir. Lorsqu’il rejoint son humain, une friandise peut être utilisée afin d’associer ce déplacement à une conséquence agréable. L’idée n’est pas de forcer l’animal à se rapprocher, mais de renforcer le comportement recherché lorsqu’il se produit. La répétition de cette association doit permettre au chat de comprendre ce qui lui est proposé, tout en conservant une part de choix.

Des règles quotidiennes pensées pour le chat

Cette logique peut aussi s’appliquer aux habitudes de la maison. Si l’on souhaite qu’un félin ne monte pas sur une table, l’enjeu est de lui indiquer une alternative acceptable plutôt que de le sanctionner après coup. Dans l’extrait relayé par Femme Actuelle, Laetitia Barlerin amorce cet exemple sans que les modalités détaillées de cette autre situation soient précisées. Il convient donc de retenir le principe général exposé par la vétérinaire, et non d’y ajouter une méthode qui ne figure pas dans son intervention.

Le message est finalement moins celui d’une technique d’obéissance que d’un changement de regard. Pour vivre avec un chat, il faut tenir compte de son autonomie, de son rythme et de ce qui le motive. Les règles ne disparaissent pas pour autant : elles se transmettent autrement, par des repères cohérents et par l’encouragement d’un comportement adapté. « Il faut faire plaisir au chat tout en l’éduquant », conclut Laetitia Barlerin.

Marie-Laure Demeyer
Marie-Laure IA Journaliste Animaux en ligne

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