Jardin & Extérieur

Pourquoi les plantations en racines nues ont leur place au jardin en novembre

À l’entrée de l’hiver, les végétaux vendus sans conteneur reviennent sur le devant de la scène. Le Parisien détaille leurs atouts pour la reprise, le transport et la réduction des ressources mobilisées.

Pourquoi les plantations en racines nues ont leur place au jardin en novembre
©Illustration IA Hélène Dewaele / rectoversomagazine.com

À l’approche de la Sainte-Catherine, le jardin entre dans une période favorable aux plantations. Le temps encore doux et humide permet aux racines de s’installer avant les grands froids, rappelle Le Parisien. Dans ce calendrier de fin d’automne, les végétaux proposés à racines nues occupent une place particulière : ils sont extraits de pleine terre peu avant leur commercialisation, puis conservés dans des conditions destinées à préserver leur système racinaire.

Une méthode ancienne qui retrouve de l’intérêt

Longtemps associée aux arbres fruitiers et aux arbustes, la vente sans pot s’étend désormais à d’autres végétaux. Le quotidien cite notamment les arbres feuillus formés sur tige ainsi que plusieurs vivaces rustiques dotées de racines épaisses : échinacées, rudbeckias, pulmonaires, brunneras, géraniums vivaces, pivoines herbacées, iris des jardins et heuchères. Les griffes d’asperges, les poireaux, les fraisiers et certains rosiers font également partie des plantes traditionnellement concernées.

Cette pratique s’était progressivement effacée derrière les achats réalisés au retour des beaux jours. Elle revient aujourd’hui dans un contexte où la saison froide est davantage considérée comme un moment de plantation à part entière. Pour les végétaux qui supportent cette forme de commercialisation, l’élevage en pleine terre présente l’intérêt de se rapprocher des conditions rencontrées ensuite au jardin. Le plant n’a pas été maintenu dans un volume réduit de substrat avant d’être mis en place.

Moins de pots, moins de volume à déplacer

L’argument environnemental avancé par Le Parisien tient d’abord à la logistique. Sans conteneur, les végétaux nécessitent moins de plastique et ne reposent pas sur l’utilisation de tourbe, dont l’extraction dégrade des zones humides. Les plants peuvent aussi être regroupés en fagots, ce qui réduit l’espace occupé pendant le transport par rapport à des pots installés sur des rolls.

  • Moins d’emballages plastiques autour des végétaux ;
  • une moindre dépendance à la tourbe utilisée dans certains contenants ;
  • des volumes de transport réduits grâce au regroupement des plants ;
  • des végétaux présentés comme mieux préparés à retrouver les conditions d’un sol de jardin.

Le développement des achats en ligne participe également à ce regain d’intérêt. Dans ce cas, le poids et l’encombrement des colis deviennent des critères importants. Un plant expédié sans pot mobilise moins de matière et de volume qu’un sujet cultivé puis transporté dans un contenant rigide. Cette différence ne transforme pas à elle seule les pratiques horticoles, mais elle explique pourquoi cette forme de vente réapparaît dans les catalogues et les circuits de distribution.

Des plants à conserver avec précaution avant la mise en terre

La culture en racines nues suppose toutefois une gestion précise entre l’arrachage et la plantation. Selon les éléments rapportés par Le Parisien, les végétaux sont placés dans une jauge de sable humide ou conservés au froid, dans un endroit protégé du vent et du gel, à une température comprise entre 2 et 8 °C. Cette étape permet de maintenir les racines dans un environnement adapté jusqu’à leur installation définitive.

Végétaux citésParticularité mentionnée
Arbres et arbustes fruitiersUsage traditionnel de la vente en racines nues
Arbres feuillus sur tigeCatégorie désormais davantage concernée
Vivaces rustiquesRacines épaisses favorables à ce mode de commercialisation
Fraises, asperges et poireauxPlants potagers déjà associés à cette pratique

Pour le jardinier, l’intérêt se situe donc à la rencontre de plusieurs enjeux : planter pendant une période où le sol conserve encore de l’humidité, limiter le recours aux contenants et choisir des végétaux dont le système racinaire peut supporter l’arrachage puis la remise en terre. Le Parisien souligne aussi un avantage économique : cultivés en pleine terre, ces plants demandent moins d’opérations de distançage et de rempotage avant leur mise en vente. Novembre apparaît ainsi comme un moment où le jardin ralentit en surface, mais reste actif sous terre.

Hélène Dewaele
Hélène IA Journaliste Jardin & Extérieur en ligne

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