Dans la salle de bains, le WC a longtemps été réduit à une présence discrète : une cuvette en céramique, une chasse et un rouleau de papier. Ce modèle standard est désormais challengé en Espagne par une génération de sanitaires plus technologiques. Présentées dans des magasins de bricolage et des showrooms, les toilettes japonaises associent les fonctions du bidet à celles de la cuvette, avec une électronique intégrée destinée à automatiser une partie de l’usage quotidien.
Une cuvette équipée comme un appareil domestique
Le principe ne se limite pas à ajouter un jet d’eau. Selon les équipements décrits par Maison-Travaux, ces modèles peuvent proposer une buse rétractable, un réglage de sa position, ainsi qu’une adaptation de la température et de la pression de l’eau. Certains appareils ajoutent un séchage à l’air chaud, un abattant qui s’ouvre automatiquement ou encore un éclairage LED destiné aux déplacements nocturnes.
Le siège chauffant figure également parmi les fonctions proposées. L’ensemble transforme un équipement traditionnellement très discret en un élément technique à part entière de la salle de bains. Le lavage à l’eau demeure toutefois la caractéristique centrale : une canule située sous l’abattant délivre un jet ciblé, avec des réglages qui peuvent varier selon les modèles. Certains dispositifs prévoient aussi un programme présenté comme plus doux pour l’anatomie féminine.
| Fonction | Principe décrit |
|---|---|
| Lavage | Jet d’eau délivré par une buse rétractable |
| Confort | Température et siège chauffant selon les modèles |
| Séchage | Souffle d’air chaud intégré à certains appareils |
| Automatisation | Ouverture de l’abattant et éclairage nocturne possibles |
Une technologie née au Japon
Le concept vient du Japon, où la marque Toto a lancé son premier siège lavant Washlet en 1980. Maison-Travaux rappelle que cette technologie s’inspirait de dispositifs à eau tiède utilisés dans des hôpitaux japonais dès les années 1960. D’après une estimation du gouvernement japonais citée par le média, plus de 80 % des foyers composés d’au moins deux personnes disposent aujourd’hui d’un WC équipé d’un bidet électronique.
Cette implantation explique en partie l’écart culturel avec les habitudes européennes. Dans l’Hexagone comme en Belgique, la salle de bains reste encore largement organisée autour du WC classique et, dans certains logements, d’un bidet séparé ou disparu des rénovations. Le développement observé en Espagne montre cependant que le sanitaire intelligent cherche désormais une place au-delà du marché asiatique, notamment dans les espaces d’exposition consacrés à l’aménagement intérieur.
Une arrivée progressive dans les projets de rénovation
Pour les particuliers qui rénovent une salle de bains, l’intérêt de ces équipements tient à leur regroupement de plusieurs fonctions dans un seul appareil. Le lavage, le séchage, le chauffage et certains automatismes sont directement intégrés à la cuvette, plutôt que répartis entre plusieurs éléments. Cette conception modifie donc moins l’organisation visuelle de la pièce qu’un retour au bidet autonome, tout en faisant entrer davantage d’électronique dans un espace soumis à l’humidité.
- Le lavage à l’eau remplace une partie de l’usage du papier dans le fonctionnement prévu par l’appareil.
- Les réglages personnalisables portent notamment sur la position de la buse, la pression et la température.
- Les automatismes peuvent inclure l’ouverture de l’abattant, le séchage ou un éclairage intégré.
- L’intégration de ces fonctions dans la cuvette distingue le WC japonais du simple équipement sanitaire traditionnel.
La progression de ces toilettes en Espagne ne signifie pas qu’elles aient déjà remplacé partout les modèles blancs en céramique. Elle témoigne plutôt d’une évolution du regard porté sur cet équipement, longtemps considéré comme purement fonctionnel. Après la cuisine connectée et les systèmes de commande domestique, la salle de bains devient à son tour un terrain d’expérimentation pour les fabricants, avec des solutions qui mêlent hygiène, confort et automatisation.