L’Inde de Céline D’Aoust

Mode

Elle est un peu sa terre d’accueil, celle sans qui ses créations ne seraient pas, ou du moins pas comme ça. Céline D’Aoust est une amoureuse de l’Inde. Elle en parle avec passion, tout comme ses bijoux si délicats. Rencontre à album photo ouvert.

Par Marie Hocepied. Photos Céline et Matthieu D’Aoust.

L’Inde, le coup de foudre ?

Au début, j’allais à Anvers dénicher mes pierres. Je me suis rendue en Inde la première fois juste pour 5 jours. J’ai eu le coup de foudre et je me suis dit que je viendrais vivre un jour ici. Aujourd’hui, j’y passe 5 mois de mon temps par an. Je ne vais plus à l’hôtel, j’y ai trouvé un petit pied-à-terre. C’est un peu comme si j’étais chez moi.

Au programme ?

À vrai dire, je n’y vais que pour bosser. J’aimerais prendre le temps de parcourir le pays, de m’y poser. Travailler en Inde est assez difficile car les Indiens ont une manière d’appréhender les choses de façon très différente de nous. Ils n’ont pas la même notion du temps. Pour eux, si des choses ne peuvent être accomplies dans cette vie-ci, elles le seront dans une autre vie. À force de passer du temps avec eux, c’est seulement maintenant que je comprends leur culture.

Nous change t-elle ?

L’Inde m’a apporté un équilibre dans la vie. Je vais davantage à l’essentiel, même dans mes relations. Je ne m’attache plus aux détails. On y trouve une énorme énergie aussi là-bas. J’ai l’impression que tout y est possible. Même si ce n’est pas palpable, je n’ai plus de crainte depuis que je connais ce pays. On apprend à relativiser, il y a une solution à chaque problème.

Dans les bagages à l’aller ?

Beaucoup, beaucoup de nourriture ! Un grand pain et du fromage, de la moutarde, du chocolat, et des biscuits Dandoy pour mes amis qui habitent là-bas.

Et au retour ?

Des écharpes en cachemire, des tissus splendides, des housses de coussin et des vieux parasols brodés à la main.