Les fétiches de Vanessa Pinto

Mode

Difficile d’étiqueter Vanessa Pinto. Cet électron libre amouraché de mode imagine, crée, sculpte et met en scène. Pour Recto Verso, elle assemble et compose ses pièces favorites. Performance !

Qui es-tu?
J’ai 25 ans, je suis née dans le sud de l’Italie mais j’ai grandi à Bruxelles. J’ai fait une année de mode à La Cambre, mais je me suis vite rendue compte que cela ne me convenait pas car ma vision de la mode est très sculpturale, c’est à dire que je construis mes créations plus comme des objets que comme des vêtements. J’ai donc ensuite fait trois ans de sculpture à l’ERG.

Parles-nous de tes œuvres?
Je crée des œuvres sculpturales qui ont toujours un rapport avec la mode et je les mets en scène sous forme de performance car j’aime donner du sens à ce que je fais, j’aime raconter une histoire et me mettre en scène tout simplement.

Décris-nous ton style?
Eclectique ! Je fonctionne par « trips », je déteste rester calée dans un délire, je suis curieuse et j’essaye de me renouveler sans cesse. Je suis extrême de nature. Je puise donc dans des répertoires disparates. J’aime mixer des choses très différentes, par exemple une robe chinée aux puces à 3 euros avec une paire de Nicholas Kirkwood.

Je suis extrême de nature. Je puise dans des répertoires disparates.

Maniaque ou bordélique?
Bordel organisé. Je peux être extrêmement maniaque pour certaines choses, par exemple je range à peu près tout par couleurs.

Talons ou baskets?
Je suis passionnée de chaussures, je suis autant baskets que talons, même si j’avoue avoir un faible pour ces derniers. Non pas parce que je trouve ça plus féminin mais plutôt parce qu’ils ont ce côté très sculptural qui rejoint ma démarche.

Ton parfum?
Je me lasse très vite d’une odeur, donc je change tous les jours de parfum. J’aime les odeurs épicées et boisées. Pour le moment, j’adore mon essence de jasmin que j’ai ramené du Liban.

Ton dernier coup de cœur mode?
Les chaussures-sabots de l’artiste Iris Schieferstein.