Évasion, Verso

Le Tokyo de Jean-Paul Lespagnard

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Il a la bougeotte. Revenu d’Inde depuis une semaine, Jean Paul Lespagnard partira dans les Ardennes à la fin de l’interview et s’envolera prochainement pour Kinshasa. Mais il faut choisir. Le créateur belge a choisi de nous parler de son coup de cœur pour Tokyo. Cityguide Louis Vuitton en poche là-bas et objets souvenirs made in Japan ramenés ici.

Interview Marie Hocepied. Gif Oskar.

Voyageur dans l’âme? Oui clairement. Ces derniers mois ont été d’ailleurs très intense question voyage. J’ai la bougeotte depuis que j’ai 18 ans. C’est bien simple, si on me propose un boulot dans un endroit que je n’ai jamais visité, il y a 99% de chance pour que j’accepte le job ! J’ai tellement voyagé ces deux derniers mois que j’ai l’impression d’avoir fait 7 trips dans une même grande ville avec pleins de quartiers différents.

Pourquoi Tokyo? Tokyo est quand même une ville très particulière. Il y a une culture de la politesse que l’on ne retrouve vraiment pas ici. Ce qui fait que ça change tout. Le point de vue est différent. Rien n’est comme ici. C’est une découverte de A à Z. Je trouve aussi que c’est une ville qui est reposante pour mes yeux. Moi, elle m’apaise.

Ton dernier trip? Je m’y suis chaque fois rendu pour le boulot. La dernière fois, c’était dans le cadre d’une collaboration avec la maison de chocolat belge Galler. C’était un voyage d’inspiration, de recherche et de prospection. La maison qui fête ses 40 ans en 2016 a décidé de « s’offrir » Jean-Paul Lespagnard pendant un an (rires). C’est un projet vraiment intéressant qui implique la conception de vitrines, des boîtes pour Noël, des œufs de Pâques. Mon implication va plus loin que du simple packaging!

En solo, en duo ou en tribu? Pour le boulot, je voyage très souvent seul. Cela ne me dérange pas, j’aime me perdre dans une ville. J’ai remarqué que c’était plus facile pour rencontrer des gens, les locaux.

Tes quartiers de prédilection? Harajuku, Omotesando, Shibuya, shinjuku.

Ton trip culinaire? Faire le plein de Matcha, la crème de la crème en matière de thé vert. Là-bas, tout est au Macha, même les kitkat! Je suis ouvert pour goûter pas mal de trucs comme du foie de porc… Les consistances sont bizarres mais le goût est toujours très fin.

Ce que tu prends dans ta valise? Rien de spécial, mais toujours un carnet de notes et pour Tokyo, le cityguide Louis Vuitton que j’ai acheté à la boutique Louis Vuitton à Tokyo. Véridique (rires).

Ce que tu ramènes? La plus petite tasse à thé de la petite boutique au coin de la rue peut m’émerveiller. J’ai envie de tout acheter, ce qui est problématique puisque ma valise n’est pas rétractable. À défaut, je prends beaucoup de photos. Je choisis des objets d’inspiration que je peux montrer à mon équipe; des magazines, des bouquins, pleins d’objets qui vont chez moi aussi. Ou des petites choses comme mon caca doré, un minuscule porte-bonheur que je garde sur moi. Du gaz hilarant ou des boîtes recouvertes de tissu de soie. Du matériel pour réaliser mes « Dry Clay », il n’y a pas vraiment de traduction en français : c’est une sorte de mousse que l’on travaille afin de réaliser des objets/figurines. Je suis des workshops avec Wataru Hiruta, mon « dry clay master », à chacun de mes passages à Tokyo.

Ton plus beau souvenir? Tous les matins au réveil. La lumière est magnifique. Je demande toujours d’être situé dans les étages supérieurs de l’hôtel. Quand je me réveille, je ressens un sentiment général de bien-être. Ça irradie dans la chambre.

Tes adresses?
Tokyu Hand. Un super grand magasin pour s’approvisionner en matériel de « bricolage ». Cela va de la pâte à modeler pour enfants à du matos pour réaliser des expériences scientifiques.

Robots Restaurant. C’est un attrape-touriste. Il ne faut surtout pas manger là, mais si on arrive tôt, on peut boire un verre dans une pièce complètement improbable.

Narukiyo Restaurant. Il s’agit de l’ancien chef de Yamamoto, on y croise beaucoup de gens de la mode. On y boit du très bon saké.

La boutique Super A Market (Quartier Omotesando). La sélection est très vaste mais très très bien faite avec du Raf Simons, Sofie D’Hoore, Dries van noten, Carhartt.

Les petits bars dans le quartier de Shinjuku le long des rails du tram. La superficie du bar équivaut à la surface d’une table pour cinq personnes.

Tokyo, Cityguide Louis Vuitton, en vente dans les boutiques Louis Vuitton. Application mobile à télécharger ici.

www.jeanpaullespagnard.com

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