Le Paris de Pierre Marcolini

Travel

Dans la série grand voyageur, on demande… Pierre Marcolini. Assurément. Le maître du chocolat enchaîne les destinations européennes comme exotiques à la vitesse (sucrée) de l’éclair. Avec de nombreux stops sur Paris, il manie l’art de la terrasse – cigare au bec, bon cru à la main- comme personne. Objets souvenirs glanés là-bas et check in -avec cityguide Louis Vuitton- ici.

Interview Marie Hocepied. Gif Oskar.

Es-tu un voyageur dans l’âme? Parodaxalement pas vraiment. C’est ça qui est fou. J’adore ma ville, j’adore Bruxelles, mon chez moi. Je suis plutôt un casanier. Il n’y a rien qui me plait plus que de recevoir mes amis. Prendre du temps pour créer les recettes, faire les achats, cuisiner. Malheureusement les voyages ne me laissent pas beaucoup de place pour ça. Ils m’apportent évidemment autre chose : voyager me permet de déconnecter et de créer. Mon carnet toujours en poche ou au pire mon iPhone, je prends constamment des notes.

Quels types de voyage? Principalement deux ; ceux pour rencontrer la matière première. Je pars à la recherche des pistaches, des amandes, des noisettes et bien sûr des fèves. Et puis ceux réalisés dans le cadre des ouvertures de boutique, des évènements, en soutien aux équipes aussi.  Que ce soit à Paris, à Londres, prochainement à Shangai ou au Japon. L’un est un voyage ou tu rentres chez l’habitant. Tu t’invites à leur table et c’est magnifique. L’autre est un voyage où tu incarnes une marque.  C’est un travail d’image.

Et Paris? Paris, c’est ma seconde résidence. Je ne peux pas concevoir d’être une marque de luxe ou international sans avoir de boutiques à Paris. C’est la ville où tout bouge. C’est le temple de la gastronomie où naissent des mouvements d’affluence. Il y a une vraie génération de chefs cuisiniers qui font bouger Paris. C’est la capitale du chic aussi. On n’a pas peur d’afficher le mot luxe. Ce sont ces restaurants certes parfois un peu pompeux à la fraçaise mais que l’on aime bien aussi. Et puis, on peut y observer une nouvelle vague de pâtissiers comme christophe adam, Christophe Michalak, Philippe Conticini qui n’hésitent pas à bousculer un peu les modes…

Pourrais-tu y vivre? Non. Je l’aime mais quelle ville stressante ! De temps en temps sur la journée, j ai besoin de décrocher. Malheureusement, j’ai l’impression qu’à Paris on n’y arrive jamais.

Quel est ton quartier préféré ? Je traîne souvent du côté du quartier Opéra : rue de la paix, Faubourg Saint-Honoré, Place Vendôme parce que j’ai deux boutiques dans ce coin là.

Ton côté parisien ? Je peux facilement débarquer dans un restaurant à 22 heures. Et je fais aussi un effort vestimentaire pour sortir, je serais même capable de porter un costume !

Ce que tu ramènes de Paris ?
YAM/ Un magazine que j’adore fait par un de mes grands amis, Yannick Aliéno. C’est très difficile de le trouver à Bruxelles, je l’achète systématiquement en sortant du Thalys à la Gare du Nord. Il m’inspire. Les recettes sont justes et les photos sont sublimes.

Soulier en chocolat de Gianvito Rossi/ De Paris, je reviens souvent avec des collaborations (kitsuné, Olympia le tan) mais il y a une collab qui m’a particulièrement marqué il y a 6 ans et que les gens ont sans doute oublié : l’escarpin du talentueux Gianvito Rossi. Il l’a dessiné sur un bout de papier en deux minutes. Je suis revenu à Bruxelles avec le modèle. On l’a tiré en 100 exemplaires. Le lacet est en réglisse et on avait parfaitement réussi à recréer le plissé du cuir.

L’Outrenoir de Pierre Soulages/ J’ai été bluffé par sa rétrospective au Centre Pompidou. Je n’avais jamais imaginé que l’on pouvait regarder un tableau pendant des heures.

Le Champagne Grand Vin Signature 1990 de Jacquesson/  Une bouteille de la maison Jacquesson reçue par un ami journaliste. C’est un grand vin signature qui fait partie de cette vague de vin de champagne très intéressante par rapport aux maisons de champagne plus classiques.

The Yamasaki Single Malt Whisky (12 ans). Je suis un fou de whisky. J’aime m’arrêter à la maison du Whisky. C’est l’endroit où je peux me perdre car je sais que je vais trouver des choses rares. Avec une prédilection pour le whisky japonais que je trouve plus rond.

Tes adresses à Paris ?
AMI, une maison couture pour homme dirigée par Alexandre Mattiussi,
– La cour intérieure du Park Hyatt et leur armoire à cigares démentielle.
Les déserteurs de mon ami Daniel Baratier. C’est une cuisine de gourmandise sans prétention avec un très beau travail sur les classiques revissés…   – Arpège d’Alain Passard, une adresse qu’il faut faire au moins une fois dans sa vie.
Jin, un japonais hors du temps dans le quartier du Faubourg-Saint-Honoré.
David Toutain, une révélation, il faut y courir avant qu’il s’envole dans les étoiles et… les prix.

Paris, Cityguide Louis Vuitton, en vente dans les boutiques Louis Vuitton. Application mobile à télécharger ici.