Évasion, Verso

Le New York de Thierry Brunfaut

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Plusieurs fois l’an, le co-fondateur de l’agence Base Design pose sa valise dans la Big Apple. Pour le boulot souvent, le plaisir assurément. Objets souvenirs glanés là-bas et check in -avec cityguide LV- ici.

Gif Oskar. Interview Marie Hocepied.

Es-tu un voyageur dans l’âme? Ce mois-ci, j’étais au Liban et en Chine, donc oui j’aime voyager. Mais je ne suis pas un aventurier, je reste citadin. Tu me mets dans une ville et je suis heureux : je me balade, je mange, je rencontre des gens, ça me va très bien.

Ton dernier trip à New York? C’était en juin. Quand je vais à New York, c’est pour retrouver mon bureau (l’agence Base Design compte trois bureaux: Bruxelles, New York, Genève) et mes associés. Je ne vais pas là-bas en touriste. C’est toujours très intense et excitant. Compact également: maximum une semaine.

En solo, duo ou tribu? Parfois en solo, parfois en duo avec mon associé Dimitri Jeurissen, ou en tribu avec des membres de notre équipe basée à Bruxelles.

Ton quartier préféré? Notre bureau vient de déménager. Avant nous étions sur Lafayette Street entre Chinatown et Soho. Je trainais donc beaucoup dans le coin et à Brooklyn aussi. Aujourd’hui, le bureau est à deux rues de Wall Street. Un quartier redevenu  à la mode en peu de temps. On y trouve des activités créatives. Je m’y sens assez bien.

Pourrais-tu y vivre? New York me fait toujours le même effet: je ne pourrais pas y vivre mais j’adore y aller et je reviens toujours avec la pêche. La question de s’y établir s’est posée à un certain moment mais je me suis toujours dit que si je restais là-bas, je deviendrais un « imbécile ». J’ai besoin de revenir à Bruxelles, car c’est une ville qui remet bien les pieds sur terre.

Ton côté très new yorkais? Je suis quelqu’un qui est passionné par la communication, je bosse dans le branding et New York est la ville la plus brandée et la plus communicante du monde. J’y suis stimulé full time. C’est en plus une ville bardée de signes et ça j’adore, même si certains sont d’un cliché!

Et a contrario… C’est une ville qui pousse à parler de soi. Il y a une espèce de gonflement des egos. C’est caricatural et presque drôle. J’ajouterais également que si on n’a pas d’argent, on n’existe pas. Tu dois beaucoup travailler pour pouvoir gagner beaucoup d’argent et pouvoir faire le minimum, mais du coup on peut observer des courants alternatifs très intéressants.

Ce que tu prends dans ta valise? Deux jeans, trois pulls noirs, un veston, deux paires de basket et basta.

Ce que tu ramènes ? Il y a une époque où je ramenais à chaque fois des sneakers, des modèles que l’on trouvait là-bas et pas ici. Ca m’est passé.

Ton truc anti jetlag ? C’est beaucoup plus difficile de revenir que d’y aller. Je trouve ça de plus en plus pénible avec les années. Je n’ai aucune recette miracle, je suis preneur d’ailleurs si quelqu’un a un truc. Je bois juste beaucoup d’eau pendant le vol et après.

Un souvenir mémorable? Sans hésiter : la création de notre bureau là-bas dans des conditions hallucinantes. On a commencé en 96 dans une chambre d’un ami de Dimitri, Jeff. Je bossais assis sur son lit, l’ordi posé sur la table de nuit. J’ai toujours eu l’impression d’être un imposteur. Tout le monde nous prend tellement au sérieux et cette impression ne me quitte pas. Deux ans plus tard, nous avons été invité à travailler pour le Moma qui fermait pendant 4 ans et qui organisait son déménagement dans une usine du Queens. Je me souviens précisément: nous avons présenté notre dossier et le directeur nous a lancé un « On ne change rien, on fait exactement ça! ». Le sentiment d’imposture a doublé (rires). On est sorti de là et on ne touchait plus le sol. C’était comme un rêve éveillé.

Tes adresses comme Louis Vuitton?

Luke’s lobster
À 30 mètres du bureau, on y fait la file dans la rue. On y sert des hotdogs au homard, accompagnés d’un paquet de chips et une bière. Top! www.lukeslobster.com

The Jane
Un hôtel dans Greenwich Village. On y dort, mange, boit un verre ou fait la fête. Avec deux catégories de chambres (mini cabines ou chambres de luxe), on peut y séjourner dans les bonnes comme dans les mauvaises années. www.thejanenyc.com

Tes adresses secrètes?

B&H
Un énorme magasin de matériel photo et vidéo, les meilleurs deals électro de New York. www.bhphotovideo.com

Neue House
Un espace de coworking à part. Avant de montrer l’espace, les fondateurs ont eu l’intelligence de créer une communauté. Tous les gens qui y bossent sont incroyables et sont à rencontrer. C’est presque une caricature de la hype new yorkaise. On peut y manger également dans leur restaurant. www.neuehouse.com

Saturday’s
Un magasin de surf sauf que je ne suis pas du tout un surfeur. À l’entrée, une machine à café, l’ambiance y est juste cool. www.saturdaysnyc.com

Dumbo Beach à Brooklyn
Une vraie petite plage en galets. Un rituel ; lors de notre arrivée, nous nous retrouvons là entre amis le premier soir.

Tes objets souvenirs? Un mug Moma par Base Design, un poster créé pour les 30 ans de l’Association des designers de New York, mon premier Ipod ramené de là-bas en 1999, un bouquin sur la signalétique du métro new yorkais qui est pour moi une référence, un des panneaux en bois façon «homme sandwich » créé par Base Design Bruxelles à l’occasion de nos 20 ans au Moma.

New York, Cityguide Louis Vuitton, en vente dans les boutiques Louis Vuitton. Application mobile à télécharger ici.

 

 

 

 

 

 

 

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