Mode, Verso

Le jardin de Christina Zeller

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Elle est la directrice artistique de la Maison de Maroquinerie Delvaux. Christina Zeller a le sens du beau jusque dans les moindres recoins de son jardin. Celui de Paris, comme celui d’ici, à Bruxelles. Petites confidences entre bambous, buis et glycine.

Interview Marie Hocepied. Photos Oskar.

Avoir un jardin, était-ce une condition sine qua none dans le choix de l’habitation? Oui, c’était vraiment un désir. C’est un luxe aujourd’hui de pouvoir avoir son coin de verdure, de s’épanouir dans un esprit ville-campagne. J’aime le dégagement, la lumière, la perspective qu’il procure. J’aime les jardins qui évoluent dans le courant de l’année. Chaque saison offre un nouveau paysage. Il est loin d’être fini, j ai beaucoup de projets pour lui, comme trouver un bon jardinier par exemple! (rires) Si quelqu’un me lit…

Quel est votre attachement à ce jardin?  Pour la petite histoire, cette maison appartenait auparavant à François Schwennicke, ex-propriétaire de Delvaux. C’était un joli signe du destin que je puisse reprendre cette maison, je me sens Delvaux jusqu’au bout! J’ai voulu créer un lien entre mon jardin de Paris et celui-ci en ajoutant énormément de buis. Ils apportent un côté voluptueux dans cet espace qui est vertical. L’idée c’était aussi de le penser en étages avec différentes ambiances. Avoir un beau jardin, c’est beaucoup de patience, beaucoup d’exigence, beaucoup de rigueur car cela ne se fait pas en un jour.

Avez-vous la main verte? Je crois que je ne suis pas encore capable d’identifier si j ai la main verte ou pas. Je ne passe pas mes week-ends à faire du jardinage. Je me nourris toute la journée de belles choses, donc je sais visuellement ce que pourrait être un beau jardin. Je suppose que cela viendra avec le temps. C’est d’ailleurs l’un des mes projets quand j’arrêterai de travailler : jardiner, cuisiner et reprendre des études d’anthropologie. J’ai fait des études mais elles étaient très courtes: je me suis mariée à 18 ans, j’étais mère de famille à 19 et j’ai commencé à travailler jeune.

Votre plus beau souvenir ici? Quand une partie de ma famille est venue me rendre visite à Bruxelles pour la première fois, nous avons déjeuné tous ensemble dans ce jardin. C’était un dimanche avec mon frère, ma belle-soeur, mes neveux et nièces. Je suis très attachée à la famille. Ce n’est pas facile de redémarrer une nouvelle vie dans une nouvelle ville quand on a plus de 50 ans. Ce moment avec eux était très chaleureux et rassurant: je me suis dis que tout ne s’arrêtait pas.

Votre jardin idéal? J aime les choses paradoxales, des styles différents. Et comme je veux toujours tout avoir en même temps (rires), je dirais que mon jardin idéal serait une fusion d’un jardin à l’anglaise, à la française et à la Wirtz.

Avoir un jardin secret, ça vous parle? Non pas vraiment. Je ne suis pas une personne secrète. Je communique beaucoup, je suis plutôt spontanée je parle d’ailleurs parfois trop vite.

Vos adresses vertes? La fleuriste Rouge Pivoine à Bruxelles et le fleuriste Mark Colle à Anvers, le restaurant Apicius à Paris pour sa terrasse, la terrasse de la Sultana à Marrakech, les serres de Laeken, le Château de Versailles.

www.delvaux.com

 

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