Interview de Julie Nysten. Photos d’Isabelle De Vos.

Les gens nous manquent. Les discussions aussi. Et soudain une envie de parler de demain avec les copains, ceux qui nous semblent avoir quelque chose à raconter. Aujourd’hui, avec Isabelle De Vos, le visage derrière le studio Voshaes, spécialisé dans la direction créative et la stratégie de marque.

Tu fais quoi demain pour du vrai ? Nous aidons nos clients à trouver une approche plus durable pour les collections et comment les présenter aux acheteurs de manière aussi réaliste que possible, suite à l’annulation des fashion week et foires professionnelles. Le soir, je plonge mes mains dans l’argile. Et l’après-demain, tu le vois comment ? Plus lent qu’hier, mais moins isolé qu’aujourd’hui. J’apprécie ce rythme plus calme, à la maison, sans trop d’obligations. Le demain rêvé ? Un monde plus lent. Que chacun puisse vivre à son rythme et trouver ses passions dans les choses simples. Que nous fassions tous des choix plus conscients, moins compulsifs. Que chaque marque s’engage à faire des efforts pour un monde durable. La première personne que tu souhaites revoir ? Mes parents. Nous les prenons pour acquis, il semble contre nature de ne pas pouvoir les voir quand on veut. Le premier resto que tu vas réserver ? “L’apéro d’Oc” à Gand, mon coup de coeur quand les premiers rayons de soleil sont là. J’adore les endroits simples et bons. Une idée de ton premier achat/concert/musée ?  J’ai pris l’habitude de ne plus acheter de façon compulsive, Lace Polo –  Mr Mittens / museum voorlinden/… Ta chanson fétiche du jour ? Round Table conference, Ane Brun. Une (bonne ou mauvaise) habitude prise lors de ton confinement que tu comptes garder ? Prendre le temps de créer des choses avec les mains, sans but précis, sans réfléchir. Une envie de dire merci/crier/formuler une plainte, on t’écoute ici :  Merci à la fois à mon amour et à mes enfants d’être si passionnants, chacun à sa manière et d’avoir abordé le confinement avec patience, curiosité et bienveillance.

voshaes collabore notamment avec Dunderwear, une boutique de lingerie de la rue Dansaert à Bruxelles :

” ces nanas ont une énergie contagieuse”