Interview de Julie Nysten. Photos de Natalia Brilli, vue de son appartement parisien, Natalia et Toto qu’elle a recueilli pendant le confinement, des coupes de cuir dans son bureau.

Les gens nous manquent. Les mots aussi. Et soudain une envie de parler de demain avec les copains, ceux qui nous semblent avoir quelque chose à raconter. Aujourd’hui, avec Natalia Brilli, Directrice artistique et designer belge à Paris.

Tu fais quoi demain pour du vrai ? Je travaille sur la scénographie et les costumes d’un spectacle qui démarre en novembre à Paris, sur des nouvelles pièces pour ma ligne d’objets gainés de cuir BrilliantDarkness que je dois présenter en septembre (si tout va bien) et enfin sur mon nouveau site internet. Et l’après-demain, tu le vois comment ? Honnêtement, ça fait quelques années que j’essaie de ne plus trop me poser de question concernant l’après demain … Je pense toujours à cette phrase dans le film de Vadim “Et Dieu créa la femme”: ” L’avenir, c’est ce qu’on a inventé de mieux pour gâcher le présent “. Le demain rêvé ? Les rêves sont menteurs … La première personne que tu souhaites revoir ? Houlala mon kiné… ça va être long avant de pouvoir quitter Paris, donc il va falloir être patiente pour voir la famille et les amis en Belgique. Le premier resto que tu vas réserver ? A Paris, la liste est longue mais je pense commencer par un petit déjeuner dans mon quartier, chez Marc Grossman dans son Bob’s Cake shop et à Bruxelles chez Maru/Korean Kitchen ! Une idée de ton premier achat/concert/musée ? Un pot de 5 kg de colle ! Sérieusement, je suis à court et c’est une colle sans solvant qui vient d’Italie et que j’utilise pour mon travail. Concert, s’ils reviennent vite en Europe : The Mystery Lights et théâtre à gogo avec le Festival D’automne à Paris … Ta chanson fétiche du jour ? Beyond the clouds, The Poppy Family. Une (bonne ou mauvaise) habitude prise lors de ton confinement que tu comptes garder ? Pas une habitude mais je compte bien garder Toto, un chien que j’ai recueilli pendant le confinement. Une envie de dire merci/crier/râler, on t’écoute : Merci aux livres, aux films et aux podscasts de France Culture. Merci à Robert, Toto, Thomas. Merci à tous ceux qui ont la vie dure pour nous permettre de vivre confortablement pendant le confinement et à vivre tout court. Merci à tous ceux qui ont la grande classe de ne pas faire étalage de leur philanthropie. Et un TRIPLE F… YOU à tous ces designers qui profitent de la situation pour faire du charity business !

Natalia Brilli crée une ligne d’objet parés de cuir.