Interview de Julie Nysten. Photos de Merlin Meuris

Les gens nous manquent. Les discussions aussi. Et une envie de parler de demain avec les copains ou les copains de copains. Aujourd’hui, avec Merlin Meuris, photographe indépendant de talent.

Tu fais quoi demain pour du vrai ? J’avais pas mal d’objectifs que je voulais atteindre avant la fin du confinement, mais la pression sociale t’en donne des nouveaux. Clairement le pain au levain ce sera pour la prochaine fois, donc demain je vais essayer de finaliser la maquette de mon prochain livre photo. Et l’après-demain, tu le vois comment? Pas évident, j’aimerais bien pouvoir voyager à nouveau pour nourrir ma pratique photographique. J’adore Bruxelles mais là j’ai besoin de partir pour mieux revenir. Le demain rêvé ? Un demain où l’entraide persiste et ce, même après la crise. La première personne que tu souhaites revoir ? Les gens qui comptent vraiment je les ai vus d’une manière ou d’une autre. Le premier resto que tu vas réserver ? St Kilda pour le service du midi puis du soir le même jour, comme ça j’y passe la journée. Une idée de ton premier achat/concert/musée ? Un vélo/ Travis Scott ( en vrai, pas sur fortnite) / L’appartement de Bob. (ndlr : un ami photographe a scanné une série d’objets de son quotidien qu’il poste sur Instagram. Le résultat? Une sorte de musée virtuel de son univers en confinement.) Ta chanson fétiche du jour ? Paris c’est loin, Booba+Damso. Une (bonne ou mauvaise) habitude prise lors de ton confinement que tu comptes garder ? Faire des cookies, jouer au basket, envoyer des memes de Tiger king. Une envie de dire merci/crier/râler, on t’écoute :  Gros coup de gueule sur les pigeons qui défèquent sur mon balcon, le karma vous aura !

En 2018, Merlin Meuris auto-publie son premier livre et expose chez Peinture Fraîche à Bruxelles. Il compte de nombreuses références, parmi lesquelles : Bozar, Dior, Bellerose, Hermes, Natan, Villa Eugénie, Stella Artois, Uber, Voo, Citydev, Culinaria, Bruxelles formation.