La poule de David Sdika

Animals

Il est le co-fondateur de l’espace de co-working Factory Forty à Bruxelles.
Entretien face-à-face avec une de ses poules Nègre-soie, prénommée Pomponette.

Interview Marie Hocepied. Photo Oskar.

Les poules? Je ne sais pas faire sans. J’ai grandi à Bruxelles, j’y ai fait des études vétérinaires puis je me suis installé à Paris pendant 12 ans en tant que photographe. Forcément là-bas, il n’était pas question de poules. De retour à Bruxelles, après avoir monté la marque de pulls Chauncey avec ma compagne, j’ai lancé Factory Forty, un espace de co-working. L’idée est de pouvoir travailler en communauté dans un chouette cadre. Je voulais quelque chose qui me ressemble. Dès que j’ai eu un peu d’espace, j’y ai mis des poules. C’est en fait le 1er truc que j’ai aménagé : un poulailler avec cinq poules et un coq. Ils viennent du Var, mes parents les ont amenés en voiture à Bruxelles. Le coq s’appelle Pitchouk et les poules Pomponette. C’est un truc de famille, de génération en génération. Elles nous aident à nous synchroniser. Je bosse jour, nuit, et week-end. Si elles n’étaient pas là, je perdrais pied dans notre vie ultra connectée. Et puis, une poule, ce n’est pas juste décoratif. Elle paie aussi son loyer. Elles nous débarrassent des détritus, et elles nous donnent des œufs frais. À vrai dire, les œufs c’est la cerise sur le gâteau. Souvent une grosse omelette improvisée vient nous dépanner. On demande aussi aux co-workeurs de garder leurs restes afin de les nourrir.

Aujourd’hui, j’ai choisi de mettre une poule brune en vedette. Nous avons aussi des blanches, mais elles sont moins dociles. Même si c’est plutôt Pitchouk qui est notre mascotte, il est très gentleman et laisse volontiers la place aux dames. La preuve, il mange toujours en dernier!