Dans le jardin de Sabrina Palmisano

Garden Mode

Sa boutique Boucle d’Or est l’une des adresses incontournables de la capitale pour habiller nos bambins avec panache et coolitude. Saisons après saisons, Sabrina Palmisano a le don pour dénicher la marque qui fera la différence ou le juste détail. Son univers inspirant semble se déployer jusque dans les moindres recoins de son jardin. Exploration.

Interview Marie Hocepied. Photos Oskar.

Quelle est l’histoire de ce jardin ? Nous l’avons construit autour et en fonction de l’arbre central. Comme c’est lui qui puisse toute l’énergie du sol, nous avons dû composer en fonction. Pour le choix des plantes, je me suis inspirée de l’univers du paysagiste hollandais Piet Oudolf. J avais vu ce qu’il avait fait sur la High Line à New York et j’ai le même penchant pour les graminées que lui. Ou pour ses « mixed borders » ou l’antithèse du jardin à la française. Au premier coup de d’œil, on dirait qu’il n’y a pas de structure mais il y en a bien une… J’aime cet esprit « fouillis organisé ».

Quelles étaient tes désirs pour celui-ci ? Je voulais un jardin qui se suffisait à lui-même. Avec très peu de contraintes. Qu’il soit vert en hiver car il fait vraiment partie de l’appartement. C’est une pièce à part entière et donc il doit rester joyeux.

C’est toi qui jardine ? Oui ! C’est moi qui jardine vraiment. Je dirais que c’est un travail sur la patience. Il s’est construit au fil des ans. Il ne faut pas faire l’erreur d’essayer d’avoir un jardin tout beau, tout parfait dès la première année d’occupation, car les plantes ont besoin de vivre et de s’épanouir. Au début, il était à vrai dire maigrichon, mais au fur et à mesure les plantes se sont ouvertes et étendues. On a commencé par planter le corps du jardin, comme les érables, les graminées, les fougères et seulement après, on est allé dans le détail avec les petites fleurs parsemées à gauche, à droite. Cette année, il est vraiment bien !

Tu as toujours eu la main verte ? Oui je pense car même quand j avais des petits appartements, j ai toujours eu un petit balcon sur lesquels je pouvais planter des trucs.

Y passes-tu beaucoup de temps ? Oui, j’y vais tous les matins, été comme hiver. C’est mon premier réflexe, j ouvre grand la porte et je m’installe sur ce fauteuil. J’y bois mon café, je consulte mes mails ou je me réveille tout simplement.

Un jardin mémorable ? Celui de mes grands-parents, en Sicile. Enfant, j’y passais beaucoup de temps. Je me souviens du jasmin, des oliviers, du romarin, de l’eucalyptus, de la menthe. C’était comme dans un film ! En Sicile, ce qui incroyable c est que même si la terre est aride, la floraison est magnifique grâce au vent du littoral.

Ta plante et ta fleur préférées ? Je suis une passionnée de fougères et de pivoines.

Tes adresses vertes ? La Pépinière de Boitsfort, il faut surtout y aller avec les enfants.
Le fleuriste Graafvanopveld présent le mercredi sur le marché du Châtelain.
Pour les plantes grasses et les cache-pots, je vais chez Moineau dans la boutique du Typographe.

Ton meilleur souvenir passé dans ce jardin ?  Un banquet de fortune avec une longue table, des bancs, une grande paëlla et des musiciens de musique manouche, le tout illuminé entièrement à la bougie. Il n’y avait pas d’occasion particulière. C’était juste un diner d’été, une envie de réunir tous mes amis proches.