Chez Jérémie Renier

Art

Nous l’avons croisé entre deux tournages, l’acteur Jérémie Renier et sa belle Hélène nous ouvrent les portes de leur maison bruxelloise. Rencontre avec un couple inspirant.

Par Marie Hocepied
Photos Filip Vanzieleghem

L’expression « Vivons heureux, vivons cachés », ça vous parle ?

Jérémie_Non pas spécialement, nous n’avons pas besoin de nous cacher, nous voulons juste nous préserver. Surtout préserver nos enfants.  Dans ce sens, Bruxelles est une ville formidable. On y trouve une qualité de vie que l’on a pas en vivant à Paris par exemple. Aussi à Paris, les acteurs ont tendance à rester avec les acteurs.
Hélène_Le milieu est très superficiel et c’est sain de ne pas s’y habituer. Nous, nous avons des amis qui font autre chose. Cela permet de rester les pieds sur terre et d’être confronté à une réalité du quotidien.

Comment avez-vous choisi cette maison ?

Hélène_ Ca été le coup de foudre instantané. Nous voulions une maison dans un esprit loft, baigné de lumière. Elle est atypique, différente de l’ordinaire maison bruxelloise qui est souvent très sombre.

Comment vivez-vous ici ?

Jérémie_ Soit je suis très présent quand je ne tourne pas, soit je suis totalement absent pendant une longue période. Même au niveau des enfants, ce n’est pas toujours évident. Oskar, notre petit dernier, peut me le faire payer parfois. Il a peut-être inconsciemment l’impression d’un abandon, même si je lui explique que je pars travailler.
Hélène_ Dans ces cas-là, moi je gère ici (rires). Je ne peux le suivre qu’en cas de congé scolaire. C’est un mode de vie particulier. C’est vrai que la petite semaine de retour est plus difficile. Même entre nous deux, il faut se réhabituer.

Dans quel film préfères-tu Jérémie ?

Hélène_ « L’enfant » des Frères Dardenne et « Possession ». C’est en tout objectivité car je n’ai pas ce côté fan. Ce n’est pas un métier qui m’impressionne. J’ai un avis relativement objectif sur Jérémie en tant qu’acteur. Et dans ces deux films-là, il m’a vraiment bluffé. En tant que femme, c’est aussi étrange pour moi : je peux passer d’un mec chauve à un brun ou un blond, d’un gros à un anorexique. C’est le yoyo tout le temps. Mais c’est vraiment une partie du métier qu’il aime, le côté défi.

Hélène, est-elle ta meilleure critique ?

Jérémie_ Elle a un vrai regard sur ce que je fais. Elle m’aide à voir plus clair. Elle fait vraiment partie de mes choix professionnels. Par exemple, je venais tout juste de terminer une année de travail sur Cloclo, quand on m’a proposé Elefante Blanco. Je devais partir dans les deux semaines à Buenos Aires et parler espagnol.  C’est elle qui m’a poussé à le faire, qui m’a aidé à trouver l’énergie pour repartir. Il y a toujours une culpabilité à les abandonner, même si c’est pour le travail.

Inversément, prends-tu part au projet d’Hélène ?

Jérémie_ Oui, c’est moi le boss de MyDoDooDesign (rires). Je suis le président et un point financier à l’asbl. Parfois, j’essaie de l’aider, de mettre la main à la patte. On parle de l’avenir du projet ensemble. Il y a des moments positifs et des moments négatifs comme pour tout le monde. Il est clair que nous avons tous les deux besoin du soutien de l’autre.

Leurs adresses à BXL

Bouquins_On ne peut passer devant Peinture Fraîche sans y entrer et Candide, pour son coin jeunesse.

Cadeaux_Rose et MyTable pour sa sélection colorée, contemporaine et ludique.

Bambins_Boucle d’Or, pour sa poésie, ses beaux jouets et le must du dressing kids.

Déco_Le site Made In Design pour son choix énorme parmi des marques comme Hay, Ferm Living, Norman Copenhagen ou Muuto.

Sport_Aspria Avenue Louise, pour se faire du bien en toute tranquillité.

À l’affiche : Jérémie est actuellement au ciné avec “Elefante Blanco”, film de Pablo Trapero.