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Ce mois-ci, on lit…

Le-manteau-de-Greta-Garbo-Nelly-Kaprièlian-001

KAPRIELIAN 2 photo de JF PAGA © Grasset, 2014 - copie

New-York 2012, la garde robe de Greta Garbo est mise en vente aux enchères. Nelly Kaprièlian y est.  Elle a comme projet la réalisation d’un documentaire sur la star et sa garde-robe. Sans explication, lors de la vente, elle achète un manteau rouge de la sublime. Porter ce manteau donnera naissance à ce roman.

Par Isabelle Steemans.

Écrire sur le vêtement.
« C’était aujourd’hui encore par le vêtement, paradoxalement considéré comme superficiel, voire franchement dérisoire, que le rapport de forces s’opérait entre liberté individuelle et ordre collectif, entre expression corporelle et regard social »

Nelly Kaprièlian s’interroge. Elle cite Susan Sontag « Soutenir et défendre le goût, c’est défendre sa liberté personnelle« .  La représentation de nous-même pour laquelle nous œuvrons chaque jour, notre style « somme de (nos) amours mortes? », le vêtement comme outil intime? Notre rapport au vêtement avec le visible et l’invisible. Le vêtement comme revendication de l’affirmation de soi?

Nelly Kaprièlian explore et son tour de force est la réussite totale d’avoir assemblé plusieurs histoires dans ce premier roman.  Celle de Greta Garbo bien sûr mais aussi la sienne et celle de la journaliste qu’elle est, critique littéraire aux Inrocks, qui nous enchante en racontant d’autres styles, d’autres personnalités pour mieux tendre le fil rouge de son roman.
D’Oscar Wilde à David Bowie de Dracula à Holly de Truman Capote, la musique, le cinéma, la littérature sont omniprésents.

Élégant comme son sujet, ce roman se dévore et rassasie notre gourmandise intellectuelle.

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