Daily news, Recto, To Do

Ce mois-ci, on lit

didierblonde-tt-width-2410-height-2401-lazyload-0-fill-0-crop-0-bgcolor-FFFFFF

Leïlah Mahi 1932

Par Isabelle Steemans

La rencontre d’un portrait lors d’une errance au cimetière du Père Lachaise. Une obsession qui hante.  Qui est -elle?  Leïlah Mahi – 12 août 1932.  Un canular imaginé les surréalistes?  Une femme fatale des années folles, une actrice, une muse qui aurait inspiré les artistes dans les milieux bohèmes de Paris?  J’ai beau scruter ses traits, chercher dans mémoire, elle ne ressemble à personne que j’ai connu, n’est pas le double masqué d’une histoire d’amour enfouie, elle n’est rien pour moi, je n’ai rien à dire d’elle que cet éveil du désir.  C’est sur ce rien, en aveugle, et comme un défi, que je veux écrire.

Didier Blonde est un auteur discret et singulier.  Subjugué par ce portrait, celui-ci devient le point de départ d’une enquête à laquelle, l’auteur, va très vite mêler la recherche de ses motivations et sa fascination pour l’interprétation que chacun se fait d’une image encore muette. Son entêtement devient vite le nôtre. Totalement envoûtant!

Leïlah Mahi de Didier Blonde, Gallimard, 2015, 123p.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *